Il n'y a pas d'autobiographie : la vie ne s'écrit pas.
Elle se vit.
Ecrire la vie, c'est la revivre autrement, selon d'autres perspectives.Destins croisés. Rencontres. Instantanés. Territoires du goût. Archipels à explorer.
Artistes ou artisans
L’art culinaire, revenons-y, puisque c’est le seul qui m’intéresse. Cet art, c’est celui qui fait pleurer, rire, lorsque nos sens nous communiquent une intention de l’artiste. Autrement dit, chez un véritable «artiste culinaire», on ne va pas s’emplir l’estomac, on ne va pas restaurer ses forces, on ne va pas chercher des lipides, des protides ou des glucides. Non! On va chercher du sens, partager des émotions, découvrir une personnalité…
Pour moi
La gastronomie peut paraître un luxe, en raison du coût de certains aliments et des prix de la restauration de haut niveau dont les cuisiniers sont tenus de maîtriser des techniques précises pour élaborer des mets composé de produits de haute qualité gustative, parfois rares. Des convives fortunés voyageant à travers le monde, pouvant s'attarder à table et ayant la curiosité d'une littérature spécialisée, peuvent se constituer une culture gastronomique plus étendue que les gourmets aux moyens financiers limités.
Mais la gastronomie, en tant que recherche de qualité et de connaissance, concerne aussi des mets simples et des recettes de tous les jours qui peuvent, autant que les mets luxueux, participer à l'éducation gustative et à l'entraînement à la dégustation. Celui qui s'applique à manger avec attention un plat simple, en mémorisant ses sensations, dans des conditions de "calme, luxe et volupté ", témoigne d'un comportement de gastronome, contrairement à celui qui mange ce même plat distraitement, simplement pour se nourrir.
C’est pour cela, J’aime collaborer avec le Chinook.
A travers cette revue, on découvre à quel point le Canada est aujourd'hui une véritable "terre de gastronomie" avec une génération exceptionnelle de chefs inventifs et des producteurs qui réalisent des prouesses.
Encore bravo à tous!
Amitiés,
Gérard Beyer